Chaleur et vin : pourquoi la Provence met nos bouteilles à l’épreuve ?
Il y a ceux qui pensent que « le rosé, c’est fait pour la chaleur »... et il y a ceux qui ont vu un rouge perdre tout son panache après une canicule. En Provence, la douceur du climat a un revers mordant : soleil de plomb, températures qui flirtent l’été avec les 38°C, amplitudes thermiques marquées entre midi et minuit, sans oublier la sécheresse qui peut faire grimper la chaleur dans les murs de pierre comme dans les anciennes remises. Or, pour que le vin vieillisse dans de bonnes conditions, il lui faut de la constance et de la fraîcheur. L’idéal absolu ? Autour de 12°C, avec un maximum de 15°C, une humidité de 70 à 75%, et une absence quasi-totale de lumière (source : Fédération Française des Œnologues).
Problème : rares sont les maisons provençales à offrir naturellement ces conditions. La cave enterrée est devenue une perle rare, et la climatisation, si elle aide les vivants, n’est pas conçue pour s’occuper des bouteilles comme il le faudrait. Mais rien n’est perdu : on peut tout à fait s’adapter... avec méthode, pragmatisme, et quelques astuces !