Température et accords lyonnais : quelques exemples vivants
Le Beaujolais nouveau, servi entre 11 et 13°C, se pose sur la table comme le compagnon idéal de la charcuterie lyonnaise. Saucisson à cuire, rosette, Jésus de Lyon, Cervelas pistaché, tablier de sapeur… tous s’accommodent de ce fruité désaltérant et de cette fraîcheur qui coupe le gras.
Servi trop chaud, même le saucisson sèche. Servi trop froid, le Gamay prend des allures de sirop sans expression, où même Paul Bocuse se retournerait dans sa tombe (source : Lyon Capitale).
La petite histoire : comment les Lyonnais ajustent la température pendant la fête
Dans les quartiers de la Croix-Rousse ou de la Guillotière, on voit fréquemment des tables sortir les bouteilles en pause sur le trottoir, surtout si l’ambiance est chauffée à blanc à l’intérieur. Ce passage par la « clim naturelle » lyonnaise n’a rien d’un folklore : en moins de cinq minutes dehors en novembre, le Beaujolais réveille ses arômes ou retrouve sa fraîcheur.