Petites anecdotes et retours du terrain rémois
Ce qui frappe à Reims, c’est le parfait équilibre entre rigueur et convivialité. Dans une maison emblématique comme Pommery, la master class débute parfois à 9°C, « le temps que chacun trouve son verre et s’installe », plaisante-t-on, avant que les commentaires n’invitent à faire tourner le vin dans le verre pour l’éclairer d’un souffle tiède.
À la Table du Chef, un bistrot du centre historique, il n’est pas rare qu’on propose de laisser le Brut Réserve se tempérer quelques minutes sur la table si la bouteille venait à frissonner, tandis que certains habitués n’hésitent pas à rechigner devant un Champagne trop froid, « qui ne livre rien ».
Un maître d’hôtel du centre raconte : « Parfois, les clients commandent une seconde bouteille, qui arrive du frigo, et là, ils sont surpris : le vin leur paraît fermé, alors qu’en réchauffant doucement, la magie opère. Beaucoup de gens réalisent seulement sur place combien la température change tout ! »