Le Meursault : grandeur d’un blanc de Bourgogne qui défie le temps
Ceux qui ont déjà croisé la route d’une vieille bouteille de Meursault savent la tension : ce frisson, entre le respect d’un monument et l'excitation de la découverte sensorielle. Pas question ici d’aligner simplement son thermomètre sur une consigne apprise par cœur. Il s’agit de comprendre un terroir, un millésime, et l’écrin dans lequel va se dérouler la dégustation.
Le Meursault – ce grand blanc de la Côte de Beaune, issu exclusivement de chardonnay, célèbre pour sa rondeur, sa complexité aromatique et, passé dix ou vingt ans, pour ses notes évoluées d’amande, de noisette, son beurre frais et sa fine minéralité – se montre particulièrement exigeant lorsqu’il a pris de l’âge (sources : BIVB, La Revue du Vin de France).
Déguster ce vin dans une cave, à l’automne, en Côte-d’Or, c’est non seulement un plaisir, mais un défi sensoriel. Quelle température est alors la plus fidèle pour révéler toute l’émotion qu’un vieux Meursault peut offrir ?